Introduction
Le Comité Social et Économique (CSE) joue un rôle essentiel dans la protection des droits des employés au sein d’une entreprise. Lors des réunions du CSE, il est crucial de consigner les discussions, les décisions prises et les engagements pris dans un document officiel appelé procès-verbal.
Mais qui a la responsabilité de signer ce procès-verbal ? Dans cet article, nous allons examiner les acteurs qui sont généralement chargés d’approuver et de signer ce précieux document.

Que dit le Code du travail à ce sujet ?
Le Code du travail n’impose ni la signature du Président du CSE, ni celle du Secrétaire du CSE.
Est-ce possible de signer le procès-verbal de CSE ?
La loi n’impose pas la signature, mais ne l’interdit pas non. Par conséquent, il est tout à fait fréquent que le Président ou la Présidente du CSE et le ou la Secrétaire du CSE signent le procès-verbal.
Qui est le plus susceptible de signer le procès-verbal de CSE ?
Le Secrétaire du CSE étant chargé de la préparation et de la rédaction du procès-verbal, il est responsable de l’exactitude des informations consignées dans le document. Le Secrétaire peut être amené à signer le procès-verbal en tant que garant de sa validité et de son intégrité.
Le Président ou la Présidente du CSE pourrait également signer le procès-verbal attestant également de la fiabilité de son contenu avant diffusion ou affichage, mais étant donné que selon le CSE, celui ne participe pas à l’approbation des procès-verbaux, il serait plutôt illogique qu’il en valide le contenu par sa signature. Néanmoins, pour le respect du dialogue social, le Secrétaire du CSE permet souvent au Président ou à la Présidente un droit de corrections pour ses interventions ; ce qui rend plus naturel l’apposition de sa signature une fois le procès-verbal approuvé.
Tous les membres du CSE présents à la réunion ont la possibilité de lire le procès-verbal avant que celui-ci soit approuvé et seraient donc susceptibles de le signer ; mais dans la pratique c’est rarement le cas.
Ce qu’il faut retenir concernant la signature du procès-verbal de CSE
La signature du procès-verbal de réunion du CSE n’est pas imposée par la législation. Toutefois, le ou la Secrétaire du CSE et le Président ou la Présidente peuvent apposer leur signature sans que rien ne les en empêche. La signature est une façon d’attester de la fiabilité du contenu. En collaborant de manière transparente, ces acteurs garantissent l’intégrité des discussions et des engagements pris au sein du CSE.
Quels sont les risques pour le CSE si le procès-verbal est mal rédigé ou incomplet ?
Un procès-verbal de CSE mal rédigé ou incomplet peut faire perdre au document une partie de sa valeur juridique et fragiliser le comité en cas de litige. En pratique, les principaux risques sont :
- Contestation ou remise en cause des décisions prises en réunion (consultations obligatoires, PSE, réorganisations, etc.)
- Difficultés à prouver devant un juge que le CSE a bien été informé et consulté, ce qui peut entraîner l’annulation de certaines procédures ou des sanctions pour l’employeur
- Blocage du dialogue social en cas de désaccord sur le contenu du PV, avec possible contestation formelle du document et recours devant le tribunal judiciaire.
En cas de désaccord sur le contenu du procès-verbal, la signature peut-elle être refusée ou assortie de réserves ?
Oui, si certains élus contestent le contenu du procès-verbal, ils peuvent refuser de le signer ou de demander à ajouter des réserves ou des observations en annexe, pour garder une trace officielle de leur désaccord.










